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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 05:50

Bateau Rare (I)

 

 

Au fond de l'abîme, tu en gis,

Sans beauté ni lumière,

Mais dehors, le ciel n'est gris,

Et plus sacrée en est la mer!

 

Bateau rare et macabre,

Puisque ton ventre s'embaume

De fraîcheur et d'arôme,

Sans fleurs tu as laissé un arbre!

 

Tu en gis au fond de la mer

Bien que ton ventre s'embaume,

Sans pitié ni lumière,

De fraîcheur et d'arôme!

Oh, vaste mer des Anges,

 Déjà divin  adoré lieu,

Ne seront jamais étranges

Tant de fleurs poussant vers Dieu.

 

Elles poussent de la profondeur

De cette mer sanctifiée;

Si nous en avons moins de fleurs,

Cette mer en est plus purifiaée!

 

Tu étais alors sous la nuit

Ayant vu courir tant d'années,

Si tu vivais donc sans ennui,

Par ton crime, tu t'en es damné

 

Déjà un oublié vieux coque,

Tu avais umprunté un faux nom;

 Déjà venu d'une autre époque,

Il fallait t'appeler démon.

 

Tu en avais vécu cent ans

Comme un vrai vieux vampire;

S’il s'alimente de tout sang,

Tu t'en es nourri de saphirs.

Etant bateau, tu as fait pire!

 

Tu tombes au fond de l'océan

Où  tu deviens un vrai épitaphe

Qui rappelles un crime tyran:

Treize Mars, bateau triste épave.

 

Bateau fantôme et rare navire! 

 

Tu en vis au fond de la mer

Sans beauté ni lumière,

Bateau rare et macabre,

Qui sans fleurs laisse un arbre!

 

Alors déjà au crépuscule

C'était, hélas, ton adieu!

N'étant plus un hercule

Tu devais partir glorieux.

 

Tout a un début et un déclin,

Dans ce monte tout est mortel;

Ayant vécu de vieux matins

Tu refusais l'adieu éternel.

 

Tu as commis un crime affreux

En voulant rajeunir ton bois;

Telle action le ciel émeut;

Tel crime nos âmes noie.

 

Tu t'es pris sans égard

A encor des fleurs en boutons;

Notre cœur en est cloué  de dards

Et la vie n'a plus d'horizon.

 

Ces fleurs, hier encor boutons,

Des Glaïeuls, des Roses, des Lys

Des Muguets, malgré tout, au fond

De la mer,  déjà épanouissent.

 

Et ton bois vieux et las par l'effet

De la course des ans, comme rafales

Au fond du calme reste défait

Sous la poussée de leurs pétales.

 

Oh, cette mer des anges

Adorée nous est déjà un lieu

Où n'en seront jamais étranges

Tant de fleurs poussant vers Dieu.

 

Elles poussent de la profondeur

De cette mer sanctifiée;

Si nous en avons moins de fleurs

Cette mer en est purifiée.

 

Angel R. Almagro

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