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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 21:28

AMEN

 

Introduction

 

 

 

 

L'être, l'espèce humaine, sait à peine ce qu'il est, qui il est, parce qu'il oublie ce qu'il fut et ce qu'il sera. Il ignore et il s'ignore soi-même, parce qu'il ne cherche plus; il ne se cherche plus soi-même. Et il abandonne son foyer. Il le perd parce qu'il le néglige de plus en plus, ce foyer nôtre, le monde.

Que lui manque-t-il? Un peu d'amour, d'amitié, de paix, de compréhension, de bien-être, de bonheur, de liberté, ou peut-être de solitude; telle une fleur seule dans un jardin; un oiseau sur la branche d'un arbre sec; un papillon qui vole dans une steppe sans trouver la fleur qu'il cherche; un homme, peut-être un jeune homme, seul dans une barque égarée au milieu de l'océan; ou une personne sans famille dans une grande ville, sans amour. C'est ce que nous appelons solitude. Cependant, il n'en est pas moins certain que tantôt l'homme ou la femme, a besoin parfois d'un tel situation sentiment, je veux dire de solitude, pour penser à soi-même et à tout autour de lui, ou d'elle, à son habitat, c'est-à-dire à la société à laquelle il, ou elle, appartient, l'écosystème humain. C'est quelque chose qui est toujours auprès de nous, la solitude, qui attend pour nous comme un être pensant; quelque chose qui ne s'ennuie jamais soi-même, comme notre monde, notre planète, qui est seul dans l'espace, bien qu'il semble être tout près du Soleil, son régisseur. Et il est là, le monde, à travers le temps, en silence, en solitude.

Lui manquerait-il, à cet être, un peu de foi et de confiance en soi-même?

Donc, en tant qu'être pensant, qu'espèce humaine, mais imparfaite, me manquant quelque chose aussi, je suis à la recherche d'une poésie plus libre et plus humaine, qui soit dépourvue de tout ce qui porte préjudice à tout être, à toi, à moi, ou à quelqu'un d'autre. Une poésie qui l'aborde comme frère, avec amour; qui le considère dans toute son intégrité physique (lui-même, son milieu et son confort, soit son bien-être) et spirituelle (sa conscience, sa pensée, ses idées et sa liberté), cette intégrité spirituelle dépendant de l'intégrité physique.

Une poésie qui lutte à travers son langage poétique pour sauver cet être de tout ce qui le nie, l'ignore ou le plonge dans l'obscurité et l'absurde; ou simplement qui le détourne de la voie d'intégration humaine. Une poésie politique en soi, a partir des besoins de cet être et de ses manifestations spirituelles, parce qu'elle cherche, recherche, découvre, dénonce, compare, critique, satirise, honore, sublime, pardonne, aime, conseille, considère, défend, respecte. Une poésie qui est vérité en soi-même, parce que "la vérité est pour la dire, non pour l'ignorer"(JM) 1. Une poésie engagée, qui respecte l'être, ses idées et ses problèmes humains, sans renoncer à l'aider à trouver ensemble un chemin plus convenable du point de vue humain, à travers de la dissuasion et de la persuasion poétiques, c'est-à-dire le langage poétique proprement dit, parce qu'elle persuade d'aimer, de faire le bien, de travailler pour s'égaler dans la société, de vivre, d'être humain. Et elle dissuade de haïr, de faire le mal, de ne pas  travailler, de vivre pour vivre, parce que:

 

 

C'est mourir soudain,

Vivre pour vivre,

Etant inhumain

Si l'on s'y livre.

 

Aimer s'il faut aimer;

Aimer s'il faut haïr:

Si amour est semé,

On voit amour jaillir.

 

Une poésie qui trouve dans le travail en tant que droit des humains, notamment au moyen de l'équivalence de cette activité vitale, le seul moyen d'affronter et vaincre la faim, la misère et la pauvreté, non seulement pour être cette activité ce qui permet la stabilité de l'existence humaine…,

 

Plus tu travailles;

Plus tu manges copieux;

Ainsi tu travailles mieux

Et tu manges comme les dieux

En éloignant tes funérailles:

A peine ton cœur se voit vieux.

 

mais surtout pour être le travail, énergie qui préserve la condition humaine, la raison fondamentale qui garantie l'évolution de l'espèce savante, du fait que:

 

Notre énergie et talent

Nous tous empêchent

D'être passé au présent,

Pour être futur à temps,

A moins que soient sèches

Nos mains fécondant.

 

Une poésie pour l'amour et l'amitié, parce qu'elle est amour et amitié; une poésie qui, du point de vue conceptuelle, se débarrasse des barrières et des préjugés économiques, sociaux, politiques, idéologiques, religieux, historiques, philosophiques, esthétiques, ethniques, linguistiques, stylistiques, sexuelles et raciales, sans laisser d'être une poésie sociale, politique, idéologique, historique, philosophique, esthétique, etc., et qui, du point du vue stylistique, respecte toute autre poésie, sans renoncer à la structure sonore du vers, c'est-à-dire à l'aspect phonique ou prosodique (la rime, le rythme, l'allitération, etc.), parce qu'elle se veut une poésie libre, conceptuellement et formellement parlant. 

Une poésie pour la paix et la concorde, qui rêve donc de l'humanité intégrée sous le règne du travail, de façon à prévenir toute sorte de guerre et des troubles sociaux, étant ce rêve la meilleure manière d'enterrer définitivement la pénurie, la pauvreté extrême, la misère et l'inaccessibilité au développement culturel universel, causes non seulement des conflits sociaux et fratricides ou d'autodestruction de l'espèce humaine, c'est-à-dire la guerre, mais aussi du surgissement des tyrans comme Batista* 2, des envahisseurs comme Hitler et des terroristes comme Oussama Ben Laden. 3

Une poésie contre la violence et l'oppression physique et spirituelle, individuelle ou collective; une poésie contre toute sorte d'exploitation. 

Une poésie pour le bonheur et l'amour aux enfants et aux êtres du troisième âge, et pour la stabilité de la famille.     

Une poésie pour la jouissance et le loisir de celui qui en réclame et en ait besoin, tel l'ouvrier, poète de son usine, qui nous donne de sa vie; le paysan, poète du champ, qui nous donne de sa vie; le pêcheur, poète de la mer, du fleuve et du lac, qui nous donne de sa vie; le maçon, poète de la ville, qui nous donne de sa vie; l'enseignant, poète de la sagesse, qui nous donne de sa vie; le médecin, poète de la santé, qui nous donne de sa vie et élargit notre existence; le président, poète de la République, qui nous donne de sa vie s'il garantit le bonheur de son peuple; le soldat, poète de la paix, qui nous donne de sa vie s'il prévient la guerre; le héros, poète de l'histoire, qui nous donne de sa vie, en préservant la Patrie; la Belle Jolie, poétise de notre insomnie, qui nous donne de sa vie, en adoucissant notre désespérance, solitude et  quand elle s'y abandonne; le poète, poète de poètes, qui nous donne de sa vie, quand il embellit notre existence.

Une poésie pour le développement technologique et scientifique, visant la consommation, la santé, le confort et l'émancipation des humains. 

Une poésie pour un monde plus sain, durable, soutenable et équilibré, du moment qu'elle prône la conservation de la vie animale et végétale, terrestre et aquatique; pour la conservation du foyer de l'être humain: les villes, les villages et les maisons, cela veut dire l'écosystème humain, dans la biodiversité où il se développe, et où le rapport travail-consommation-loisir se tienne libre et en harmonie; ce qui serait possible par l'harmonie entre le travail et son équivalence universelle, plus ou moins satisfaisante, selon le niveau technique que l'être aurait atteint. Et ceci permettrait une meilleure garantie pour la satisfaction et la stabilité psychologique de l'espèce humaine et pour la conservation  et durabilité Terre que Dieu lui a créée, avec sa flore et sa faune, si belles et nécessaires pour l'harmonie, la préservation et la constante évolution de la biodiversité universelle.

Une poésie pour l'intégration des humains, son rêve, comme a-t-on dit, toutefois leur nationalité, leur culture, leurs mœurs, leur langue, leur âge, leur sexe, leur race et conservation leur niveau social et économique; ce dont les pays du Vieux Continent sont un digne exemple à suivre, pour être devenus l'Union Européenne, réflexe de nouveaux airs libéraux, comme résultat de "la qualité et la quantité" du développement des force productives, permettant, par conséquent, des relations de production, distribution et consommation plus dynamiques et satisfaisantes.

Une poésie pour le respect à la propriété, à la liberté et à l'intimité.

Une poésie dont l’envisagement n'est pas politique, bien qu'elle défende l'être humain et affronte ce qui nuit à celui-ci, moyennant la dissuasion et la persuasion, n'étant terme, mais moyen, cette poésie.  

Une poésie qui s'exprime non seulement à travers elle-même en tant que poésie, mais aussi à travers d'autres manifestations culturelles, du moment où ces manifestations constituent un réflexe de cette nouvelle poésie, si elles cherchent, recherchent, découvrent, comparent, honorent, critiquent, aiment, aident, etc. 

Une poésie raisonnable et non passionnelle. Poésie dynamique et pragmatique, parce qu'elle est pratique, et par là, dialectique. 

Une poésie, évidemment, chrétienne, qui se manifeste à travers la pensée, non à partir d'une idéologie théologique, mais d'une aptitude chrétienne de l'être humain vis-à-vis de soi-même, de la société et de la nature, parce que cette poésie considère le christianisme, non pas comme une conscience ou une idéologie suprême de l'humain, en tant que conscience chrétienne, mais comme une aptitude suprême et réelle; ce qui constitue le fondement de la conscience chrétienne, le bien-être humain y jouant un rôle nécessaire. Et elle est donc chrétienne, du fait que la Bible la nourrit d'enseignements pratiques, souvent à son insu, parce que quiconque prône l'amour, l'amitié, la concorde, et la fraternité entre les humains, soit-il dévot ou non, n'en est pas moins biblique et chrétien. Chrétienne parce qu'elle cultive la Rose américaine, Rose divine, la Rose Blanche de José Marti, pour qui en ait besoin, en dépit du pécher qui atterre.

Une poésie qui prend la Terre comme foyer de tout être, sa Patrie unique, vaste étendue, et la race humaine, sa nationalité.

Enfin, une poésie cosmopolite, franche et sincère; une poésie de l'être pour l'être en tant qu'être dans son monde nécessaire.

Et cette Nouvelle Poésie, celle que je cherche et dont j'ai besoin, se trouve, dans une certaine mesure, dans ma poésie, qui, à son tour, a besoin de compréhension, d'amour et de ta poésie, laquelle lui donne plus de vie, si elle, ta poésie, ne s'en sent pas moins engagée envers l'humain, du point de vue social et psychologique, comme la mienne elle-même.

 

Angel R. Almagro, le 17 avril 1991.

Modifié et enrichi le 4 Octobre et le 30 Novembre 2001

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