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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 05:50

Bateau Rare (I)

 

 

Au fond de l'abîme, tu en gis,

Sans beauté ni lumière,

Mais dehors, le ciel n'est gris,

Et plus sacrée en est la mer!

 

Bateau rare et macabre,

Puisque ton ventre s'embaume

De fraîcheur et d'arôme,

Sans fleurs tu as laissé un arbre!

 

Tu en gis au fond de la mer

Bien que ton ventre s'embaume,

Sans pitié ni lumière,

De fraîcheur et d'arôme!

Oh, vaste mer des Anges,

 Déjà divin  adoré lieu,

Ne seront jamais étranges

Tant de fleurs poussant vers Dieu.

 

Elles poussent de la profondeur

De cette mer sanctifiée;

Si nous en avons moins de fleurs,

Cette mer en est plus purifiaée!

 

Tu étais alors sous la nuit

Ayant vu courir tant d'années,

Si tu vivais donc sans ennui,

Par ton crime, tu t'en es damné

 

Déjà un oublié vieux coque,

Tu avais umprunté un faux nom;

 Déjà venu d'une autre époque,

Il fallait t'appeler démon.

 

Tu en avais vécu cent ans

Comme un vrai vieux vampire;

S’il s'alimente de tout sang,

Tu t'en es nourri de saphirs.

Etant bateau, tu as fait pire!

 

Tu tombes au fond de l'océan

Où  tu deviens un vrai épitaphe

Qui rappelles un crime tyran:

Treize Mars, bateau triste épave.

 

Bateau fantôme et rare navire! 

 

Tu en vis au fond de la mer

Sans beauté ni lumière,

Bateau rare et macabre,

Qui sans fleurs laisse un arbre!

 

Alors déjà au crépuscule

C'était, hélas, ton adieu!

N'étant plus un hercule

Tu devais partir glorieux.

 

Tout a un début et un déclin,

Dans ce monte tout est mortel;

Ayant vécu de vieux matins

Tu refusais l'adieu éternel.

 

Tu as commis un crime affreux

En voulant rajeunir ton bois;

Telle action le ciel émeut;

Tel crime nos âmes noie.

 

Tu t'es pris sans égard

A encor des fleurs en boutons;

Notre cœur en est cloué  de dards

Et la vie n'a plus d'horizon.

 

Ces fleurs, hier encor boutons,

Des Glaïeuls, des Roses, des Lys

Des Muguets, malgré tout, au fond

De la mer,  déjà épanouissent.

 

Et ton bois vieux et las par l'effet

De la course des ans, comme rafales

Au fond du calme reste défait

Sous la poussée de leurs pétales.

 

Oh, cette mer des anges

Adorée nous est déjà un lieu

Où n'en seront jamais étranges

Tant de fleurs poussant vers Dieu.

 

Elles poussent de la profondeur

De cette mer sanctifiée;

Si nous en avons moins de fleurs

Cette mer en est purifiée.

 

Angel R. Almagro

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 05:45

Bateau Rare (II)

 

Tu étais donc sous la nuit

Ayant vu courir tant d'années;

Si tu vivais seul dans l'ennui,

Par ton crime tu t'en es damné.

 

Déjà une vieille coque,

Tu avais umprunté un faux nom;

Venu d'une autre époque

Il fallait t'appeler démon.

 

Tu avais vécu cent ans

Comme un vieux vampire;

S’il s'alimente de tout sang,

Tu t'en nourris de saphirs.

 

Notre ciel s'en voit moins azuré,

Notre mer moins son miroir;

Qu'as-tu pris ce trésor si pur

Pour l'emporter dans le noir?

 

Spectre en bois et ténébreux bateau

Qui fut un jour touffu un arbre,

Tu ne seras jamais au fond de l'eau,

Vieux ton bois, ni sanctuaire ni marbre!

Tu seras, et triste, un souvenir

Qui nous revient un autre forfait;

Vers toi tu les as laissé venir

En leur faignant amour et paix.

 

Et déjà au seuil de cet oubli

Par l'usure de ton ridé corps,

Pour n'entrer seul dans la nuit

Tu les as caché  la mort.

 

Tu avais vu de temps glorieux

Et le trouble de dures guerres

Dont les douleurs et les cris affreux

Sont encore blessures amères.

 

Ne te restant que peu d'heures,

Vu ta figure délabrée,

Avant de partir vers le malheur

Tu t'acharnes à l'espoir aimé.

 

Alors que la paix pousse au monde,

Autrement tu as agi,

Au lieu de laisser féconde

Et pleine de joie, leur vie.

 

Des tendres fleurs toujours boutons,

Soyeuses et belles, mais grises,

Sans racines déjà au fond

Obscure de la mer gisent!

 

Combien tu avais par dévouement

Rempli comme bateau ta besogne,

Mais pour arracher nos enfants

Dans la nuit tu as caché ta rogne.

 

Tu n'avais pas de l'énergie

Que pour te promener dans le port 

En leur faignant idôlatrie,

Hélas, tu les as apporté  la mort.

 

Tu avais beau garder bonne tenue,

Tu boitais déjà sur les ondes

Où, aux aguets dans la nuit, sans but,

Tu cachais tes mâts immondes.

 

Jadis, ton bois fin et précieux,

Quand tu traînais de gros navires,

Tu avais oublié que sous les cieux

On naît pour se mettre à vieillir.

 

Tu avais été un grand chêne

Dans l'immense désert d'eau;

On t'avait rendu navire de traîne

Et par là, dauphin de port,  oh! 

 

Défenseur assidu de l'ombre

Et saint abri des oiseaux,

Quand  pointait ta pénombre,

Te rendait un plus aimé bateau.

 

Des tendres fleurs encor boutons,

Des Œillets, des Iris, des Roses,

Des Jasmins immobiles au fond

Obscur de la mer reposent.

 

 

Angel R. Almagro

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 05:28

casket with top

Bateau rare (III)

 

 

Tout triste et vieux cercueil

Qui étais autrefois navire,

Tu as laissé un people en deuil,

Dont le cœur est plongé dans l'ire.

Ténébreux comme un fantôme,

Vers la pénombre, tu as fui

En embaumant de candide arôme

Ta carcasse oubliée et pourrie.

 

En trompant l'itinéraire

Qui mène vers le jour naissant;

Tu as abouti au fond de la mer,

 Pleines tes entrailles d'enfants.

 

C'en est plus méprisé ton bois

Qu'un jour quelqu'un aimait;

C'en est  un monument sans Croix

Où des anges dorment sans paix.

 

La Terre qui les avais vus

Naître comme au printemps des fleurs,

Par ce précieux trésor perdu,

Combien elle crie de douleur!

 

Et de l'aube arrive l'aurore,

Mais alors, hélas! sans matin, 

Au fond de la mer gisant encore

Des boutons des fleurs sans parfum.

 

Tu as dérobé leur fragrance

Entraînés ainsi vers l'adieu,

En noyant notre espérance

Tu nous as arraché les yeux.

 

Ô, Dieu du Ciel, et de tous, accorde,

Par pitié, aux fleurs qui sans parfum

Au fond du trône du silence gisent,

Et dont les pétales, sous la brise,

Heureux dansaient dans nos jardins,

Paix, amour et miséricorde.

 

Et toi, triste et vieux cercueil,

Autrefois puissant navire,

Tu as laissé un peuple en deuil,

Mais le cœur en est plein d'ire.

 

Or, l'auteur de tout est sévère

Quand on dépasse la félonie!

Ne pleure plus triste mer:

Parfum éclora de t'agonie!  

Combien le ciel s'assombrit

Par tant de haine et de furie,

Bateau fantôme, bateau rare!

As-tu mesuré le cauchemar

Tragique qui fend nos têtes

Et la douleur des âmes défaites

Par le féroce et long chagrin

De sentir dissiper leur parfum?

 

Qu'as-tu ignoré, barque étrange,

Combien unit un sourire d'ange! 

 

Tu avais beau tenir bonne allure,

Déjà sur les ondes tu boitais

Et en béguille, dans la nuit obscure,

Ton bois immonde se cachait.

 

Barque puante et pourrie,

En te déguisant en neuve,

Tu as trompé nos petits

Et un déluge de larmes

A semé ta félonie.

 

D'un robuste joli chêne,

Ou d'un puissant et haut pin,

Tu es né bateau de traîne,

De port de mer, brave dauphin.

 

Tendres fleurs toujours boutons,

Vivant livides en un autre lieu,

Roses, Bégonias, Astors et Lys,

Jasmins ou Orchidées qui au fond

Obscure de la mer pâlissent,

Votre parfum demeure en Dieu!

 

 

Angel R. Almagro

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 05:56

La Révolution Française

 

 

Comme les eaux dans la Seine

Qui coulent vers l'Ouest-Nord;

Comme le sans dans mes veines

Qui court tout au long de mon corps;

Ainsi s'écoule l'Histoire, sereine,

Souvenir de tant de héros morts!

 

 

Une voix d'homme

Misère humaine! Usurpation ignoble!

 

Une voix de femme

Du droit fondamental et universel et noble!

Elle semble joyeuse. On dirait qu'elle fête

 

Une voix d'homme

Est-ce parce qu'elle porte un bonnet sur la tête?

 

Une voix de femme

Ce n'est pas un bonnet quelconque et sans histoire,

Mais un signe de valeur, de liberté, de gloire,

Et qu'aime et respecte tout digne citoyen!

 

Une voix d'homme

C'est un de grands héros, c'est le Bonnet Phrygien,

L'un des humbles héros de la Révolution.

C'est bien comme un Dieu tenant tous en Union.

Mais restons en silence et laissons-la chanter

Pour apprendre un peu mieux comment Juillet est né!

 

 

 

 

 

 

Révolution

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

R

Réveil de ce grand peuple, digne et glorieux,

E

Eternellement pur, paisible et laborieux,

V

Virtuose dans la guerre, ennemi du crime,

O

Optimiste fervent et que bien on estime!

L

Lutteur sans fatigue du droit naturel,

U

Universel de l'homme, ami, frère éternel,

T

Toi qui nous éclairas le chemin vers la gloire,

I

Idole indéniable de ce jour de victoire,

O

On t'honore, toi, peuple, d'avoir fait cet assaut

N

Nécessaire pour tous, pour que tout soit plus beau!

 

 

 

Sans-culottes

 

S

Sans veille, sans lendemain, l'éveil des lumières

A

Apporta, dirait-on, la paix aux chaumières

N

Non sans verser du sang, et la guerre aux châteaux,

S

Supports millénaires des rois et leurs suppôts,

C

Combien d’agriculteurs, d'ouvriers, d'artisans,

U

Unis tous par la faim, au pavé et au champ

L

Luttèrent avec zèle  pour notre liberté!

O

O, peuple obséquieux envers l'égalité!

T

Toi qui rêvas d'un monde et sans misère et sans peur,

T

Toi, ce monde t'honore et te donne une fleur

E

Elevée avec soin et tendre et pur amour,

S

Simplement pour montrer qu'il est fier de ton Jour!

 

 

 

 

 

Le Peuple

 

 

L

L'un, sculpteur de la faim, l’autre, faussaire de Dieu,

E

Et douteur qu'en un Juillet, il pût donc avoir lieu

P

Partout, et à Paris, mais partout dans la France,

E

Et dans l'esprit de l'homme, une autre renaissance,

U

Unique  par ses causes, par ses effets, unique,

P

Parce que depuis lors quelque homme tyrannique

L

Légalisant la faim, noyant le droit à vivre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La faim

 

F

Finalement naquit je Jour tant désiré,

A

Alors que tout était disette et désarroi

I

Impossibilité et inégalité,

M

Misère et pénurie. Tout était pour le Roi

 

 

 

La Bastille

   

L

La Bastille est symbole de tout l'Ancien Régime

A

Avait pensé le peuple, le héro magnanime!

   

B

Brave, il agit ainsi, poète en droits humains

A

Avant d'entrer furieux, sans armes dans ses mains,

S

Sans un roi, sans un sous, bien jusqu'aux entrailles

T

Ténébreuses et sombres par ses murailles

I

Imposantes, moisies,  du château pour crier:

L

Liberté et pain, ou la mort et sans pitié;

L

Liberté pour nous tous et la mort pour le traître!

E

 En aurait-il pensé, ou au Roi ou au Prêtre? 

 

 

 

Robespierre

 

 

R

Révolution géante, libération d'esprit!

O

Or, pour mener l'éveil jusque dans l'infini,

B

Balayage d'idées de tout l'ancien régime

E

Et celui des traites, sans doute légitime,

S

Sans cependant oublier les dévots de la croix,

P

Prêtres méconnaissant l'avis de Christ des rois,

I

Ignorant aussi bien qu'Il fut le rédempteur,

E

Ennemis vraiment tous du peuple créateur,

R

Régisseurs sous soutane ou sur trône indu

 

 

 

 

 

                           Terreur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

T

Torturante, sans égard, elle épouvante l'âme,

E

Et le corps sans ses yeux ne verra plus la lame

R

Retomber, remonter sans pleurs. Et ainsi souple,

R

Rein ne peut l'arrêter. Elle court non sans souffle.

E

Elle descend et tue, puis elle cherche ailleurs;

U

Uniquement s'en prend aux corps et pas de pleurs.

R

Ruine fauchant tout être et pas de blé, pas de fleurs!

               

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 05:39

La Naissance des Droits

 

« Ce fut un Jour unique, un Quatorze Juillet

Qu'un tocsin sans église le peuple réveillait;

Ou plutôt mieux un chant du haut de la Bastille

Souriant au monde et à la France, sa fille.

 

La Bastille, imposante, fut d'emblée assailli

Par un peuple héroïque, créateur, plein d'histoire

Et dont le sang rebelle, par ses veines jailli,

Menait, de porte en porte, le sceau d'une victoire

 

Ce Bastion, imposant, fut d'emblée assailli

Par un Peuple héroïque, créateur, plein d'histoire

Et dont le sang rebelle, par ses veines jailli,

Menait, de porte en porte, le sceau d'une victoire.

 

Par ci, par là, en fleurit le libéralisme,

Et de l'homme, poète forgeron, le droit humain,

De ses murailles s'écroula le despotisme,

Mais y passèrent Montagnardes et Girondins.

 

De partout sans un deuil pour le commun assaut

A l'insu de grands seigneurs et leurs maîtres,

Ignorant le pouvoir de ce qui allait naître,

Les cloches répandirent leur doux et long écho

Qui vole fièrement au gré du vent encore,

Témoignant à tous que l'éveil tricolore

Se perçoit par-dessus de tout haut nuage

Parce qu'elle tiendra, ferme, son éternel age!

 

Parce que pour défendre ses nobles conquêtes

Depuis le Jour où Paris fut en feu

Quand le sol béni reçut d'un roi ses têtes,

Cette Révolution fut pour tous peinte en bleu!

 

Parce que pour sauver et purifier toute âme,

Soit bien et d'un vieillard, soit bien et d'un enfant,

De n'importe quel homme, n'importe quelle femme,

Cette Révolution fut pour tous peinte en blanc!

 

Parce que pour aimer à jamais cette Patrie

Et montrer que le peuple restera vaillant

Afin d'empêcher qu'Elle soit un jour flétrie,

La Révolution garde la couleur du sang!

 

Soleil qui élargit son feu brave et ardent

Bien au-delà des mers profondes et  frontières

Pour semer sa clarté qu'au fils de tous ces temps

Nous a fait tant grandir, non sans pleurs ni prières.

 

 

Lumière inépuisable qui nous bénit

Et glorifia à jamais une date, un Mardi!

Soleil roi, éternel, qui ça et là nous parvient,

Soit en été bien chaud, soit en rude hiver,

Et montre encore à tous que ce Jour fit du bien

Parce que son éclat parcourt tout l'univers!

 

Peuple digne et glorieux qui sut par un assaut

Dans un Jour héroïque en Juillet de héros

Engendrer sur la terre une si douce sève,

Tu fus un autre Adam, la Bastille, ton Eve!

 

Et esclaves et serfs s'en dressèrent alors;

Autant en fit la femme; et de cette fusion,

Rédemption des âmes qui vivaient sans dehors,

Naquit dans un Juillet une Révolution!

 

Le peuple ignorant donc par l'ombre d'un passé

S'en vit à la tête de l'histoire d'emblée.

Combien d'amers chagrins n'avait-il pas subi

Pour atteindre en un vol un si précieux nid

Où il cuva pour lui et pour tous les autres

Cette France des lois et des droits apôtres.

 

L’homme, par là, fut homme et frère de l'autre homme!

Mais s'il s'en fût appuyé sur la femme, en somme,

Sur les rues, les sillons et sur l'eau de la Seine,

Son sang n'eût pas couru, mais vieilli dans ses veines!

 

«La concorde d'esprit ne serait pas nuisible»,

Nous dirait le poète, «ne tue pas par le fer,

Parce que, et sans tomber dans du risible,

 Par le même coup, mon fils, tu trouverais l'enfer.»

Et si peu ce poète en dirait par ses vers

En dépit de leur force bien par delà des mers,

Que nous parlent les morts des  incorruptibles,

Artisans de tribunes, fils incompatibles

Dont le peuple dévoué aimait tant le discours,

Si éloquent et sage, précis presque toujours,

Qu’il croyait voir, hélas! le spectre de grands rois

Aux aguets dans la nuit, sans couronne et sans croix,

L’un assis sur le trône, l'autre devant l'autel,

Frères du même but voulant rendre éternel

Leur eau sacrée, bénie et divin, l'impôt,

En dépouillant le peuple de sa chair, de sa peau.

 

Et comme en cauchemar, c'était avec effroi

Que le peuple voyait le revenant du roi

Suivi de son cortège, branlant comme écusson

L’impôt et la disette_ soit la branche et le tronc,

Pourtant sans racines, de l'arbre féodal

Defeuillé par ce Paris-là  non automnal,

Mais pour l'homme commun un printemps d'or_

Le régime despote, le retour de la mort!

 

Clergé pieux et nobles, eux tous grands féodaux

Rendant la sueur du peuple en misère et châteaux

Par l'appui de l'église éternisant l'altesse

Par le zèle des rois bénissant la noblesse

 

Le peuple tua, aima e laissa fuir du sang,

Du sien et des frères, la Patrie abreuvant!

Or, cette cécité eût empêché le peuple héroïque

De jouir à outrance d'une gloire sans tort

Si la cause des faits n'eût choisi Thermidor

Pour mettre terme à temps au salut civique.

 

 Pour la Révolution tenir au but suprême

En dépit des pensées opposées à l'extrême

Sans pour autant compter sur un échafaud,

Mais sur les concordes des raisons mieux plutôt

Aurait été sans doute tout un réveil épique 

Et pour la convention tout accord utopique;

Auraient été mieux vus les bons sans-culottes

Et dans tous les jardins, de belles charlottes

Cloraient comme éclot n'importe quelle rose

Qu'au printemps qu'à l'automne, la pluie arrose

Vu que l'histoire montre qu'aucun vrai processus

Sans vacarme ne s'écoule, et le Messie Jésus

En est un clair exemple, que ni foi, ni parole,

Ni amour n'empêchent que la foule s'affole,

Lorsque soudainement, après des nuits sans jours,

La lumière radieuse arrive pour toujours.

 

Et d'après l'héritage de toute connaissance,

De notre humanité son meilleur bon trésor,

Le Quatorze Juillet n'eût empêche la France

De parvenir au but sans vacarme, ni mort;

Et sans l'aube des rois, ni maître, ni nul dévot

N’eurent jamais permis au relais, d'autres rois

D’effacer par le verbe, le trône et les impôts,

Guides du Thiers-Etat, son élite, les bourgeois

Que le raisonnement des sciences et des arts,

Des métiers, inspira à dresser les paysans

Accablés par la dîme, le terrage et champart,

Et d'autres lapidés, les pauvres artisans

Contre les héritiers d'la couronne et d'la croix,

Les seuls privilégiés, divinités mortels,

Faible soutien moral dudit Capet des rois,

Entraves sans légendes des droits naturels.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 05:26

Opportunisme

 

Un homme qui, dit-on, veut réussir à tout prix

Sous la peau de la vertu, déguise son esprit.

Il aime toute cause à laquelle il se voue,

Et d'hier au lendemain, nous trompe ce qu'il joue.

Pour la révolution c'est déchirant d'y croire

Par tant de sang versé, mais que parle l'histoire

Du géni ténébreux et du Club des Feuillants,

L'un trompa la Montagne, les autres, les vaillants

D’un peuple juste, paisible et révolutionnaire

Qui était toujours prompt, si c'était nécessaire

A mourir pour sa cause, la cause universelle

Qui traduit nos rêves en affaire réelle!

 

Or, contre la clique et son roi, et le prélat,

Il n'eût fallu, hélas, qu'un avocat,

Que ce fut l'Arcisien ou le héros d'Arras,

Ou un Ami du peuple venu de Neuchâtel

Qui eût mené à bout le désir universel

De faire triompher un éveil sans douleur,

Mais l'élite du verbe engendra la Terreur

En profitant, sans doute, de la faim et la haine

Des bons sans-culottes qui, exclus de la Plaine,

De la Gironde exclus, voire de la Montagne,

Abreuvèrent de sang la ville et la campagne.

 

 

 

 

                                Liberté, Egalité, Fraternité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D

                        Détruire le passé n'en fut pas moins utile;

R

                       Restaurer les liens des hommes, difficiles;

O

                       Or, toute la Nation, sans mer ni frontières

I

                         Indéfiniment jouit du Jour des lumières

T

                      Tant les anciens maîtres perdirent les impôts;

 

                   Tant ce n'était qu'en rêve que l'on était égaux:

 

                   L’homme à la carmagnole aimait ses semblables.

 

                    Les hommes de tribune n'étaient que coupables

 

                    Que l'action des plébéiens et l'esprit des meneurs

 

                   Ne marchent pas ensemble malgré l'ode des fleurs

 

                       Qu’à l'aube de sa mort nous chante un proscrit

 

                     Quand il voyait des gens périr comme fourmis

 

                       Par la haine et la peur envers l'ancien régime

 

                      Lequel, un mois septième, paya cher son crime.

 

Et en voyant périr, à travers la fenêtre

De sa cellule sombre, moisi, sur l'échafaud,

Ses yeux pleins de larmes, ce triste et vieilli être,

Méconnaissant pourtant son délit, chanta faux:

«Que ce soit Blé ou Gui, Laurier ou Muguet,

Voire même un hybride, différent par l'odeur

Elle garde et à jamais un éternel attrait.

Elle sera toujours en tout jardin la fleur!

 

Un Arcisien en vit l’effet de l'union;

Le succès éternel de la Révolution;

Et pour semer son but dans la Constitution,

Ce ne fut qu'en mourant qu'il quitta la Nation,

Parce que sans union la victoire s'enfuit;

Par l'union de Paris et la Bastille tout luit,

Luit l'âme de Juillet, luit à jamais son corps,

Flamme qui ne s'éteint ni en France, ni dehors!  

 

 

La République

 

La Convention fut l'âme, la sans-culotterie,

Le corps dont le pouvoir n'eut rien de rêverie:

Sans l'homme au béret rouge, y compris sa doctrine,

Les bourgeois, branlant la froide guillotine,

N’auraient pas pu si vite, malgré les beaux discours,

Établir les droits purs et humains pour toujours!

 

Paris fut male brave, la Bastille sa femelle,

Dont la germination la plus universelle

Ce fut la Convention qui imposa sa Loi;

Ce fut, non l'érudit, mais le sans-culotte, roi,

Et du blé et du fer, et de la carmagnole,

Et de la loyauté à l'action sans parole;

Mais non sans Convention, le soldat héroïque

Du pays des droits égaux, Roi de la République.

 

 

Eloge

 

Paris éternisa par sa déclaration

Que tout homme éclot libre et libre en demeure,

Qu’il est égal en droits et égal en droits meure.

Que vive donc la France et la Révolution!

 

Angel R. Almagro

(Angelange)

 

 

J'ai écrit cet article poétique en 1989 lors du Bicentenaire de La Révolution Française

 

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 01:33

rrosa

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 19:20

Scan10047Jesus

Comme la poésie est un moyen doux et joli d'expression de la pensée, je l'utilise pour ébruiter mes idées philosophiques, chrétiennes, anthropologiques, écologiques, artistiques et en défense de la liberté pour le monde, mais en particulier pour mon pays de naissance et d'esprit, Cuba. Et ma poésie prône aussi pour l'amour, la paix et le bonheur pour tous, surtout pour la femme, si nécessaire pour la vie et la joie de l'homme pour adoucir son instinct déprédateur de la nature. Et si elle n'a pas ces traits sauveurs, pourquoi Dieu ne l'a pas créée autrement! Si le Créateur a créé l'homme selon son image et ressemblance, Il savait que ce serait ce qui plairait l'homme le plus. Pourquoi Dieu savait cela? Je Lui en suis reconnaissant de tout cœur, et rend hommage à la Jolie par mon livre poétique « Femme »   

 

  

 

Angel R. Almagro

 

Angelange (Angelo)

 

Merci

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 20:35

 

  rrosa

 

 

 

La poésie est un grand moyen d'expression. Par celle-ci on arrive à tenir les peuples unis sous l'amour et le bonheur par le travail créateur, collective ou privé, manuel ou intellectuel, car on n'a jamais vu qu'on prône la haine et la cruauté par ce moyen joli d'expression de la pensée, reflexe de la réalité, sauf par la poésie méphistophélique, où j'encercle les discours des tyrans, tous des « Méphistophélès

 

 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 22:26

 

Tout ce que je souhaite

C'est que ma poésie

Rencontre un monde honnête

D'amour, travail et vie

 

Qu'elle trouve une porte ouverte

Dans un paisible endroit

Pour démontrer, sans perte,

Que sa valeur accroît

 

C'est un message d'antan

Qu'on peut lire dans ses vers:

N'en suis-je qu'un élan

Pour mieux aimer la Terre?

 

Je tous supplie déjà

La France et le Québec

Avec amour et joie

De s'amuser avec

 

Et encore je tous supplie

La Suisse et la Belgique

Sans oublier le Haïti

De lire cette œuvre unique !

 

Avec l'amusement

Trouvé dans sa structure

Il y a l'enseignement

De langue et de culture

 

Je vous invite alors

Qu'on lise ma poésie

Portant une neuve aurore

Après une longue nuit

 

Une longue nuit pour ceux

Qui ont besoin d'amour;

Mais un ailé joyeux

Pour les aider accourt

 

Le papillon qu'on aime,

Qui vole fière partout

En persuadant qu'on sème

La paix, l'amour et tout!

 

 

Comme vous avez bien constaté, j'ai voulu exprimer mes souhaits de faire connaître ma création poétique en utilisant la structure prosodique utilisée dans l'œuvre fondamental de la Nouvelle Poésie, « Le rêve du Papillon (Amen II)», comprenant deux volumes pour le moment. Il est déjà enregistré au Copyright Office de la Bibliothèque du Congrès, avec deux autres livres de poèmes, « Amen », aussi intitulé « L’enfant et la bête » et « femme (Amen II)».

Avant de vous expliquer plus en détail sur mon projet stylistique, didactique et philosophique (utopique, ou plutôt romantique) de la nouvelle poésie, je voudrais vous dire (écrire) des mots à propos du livre à deux volumes,  « Le rêve du Papillon ».

Au début des années 80, le poème « Le rêve du Papillon » alors composé de 22 vers, faisait partie du livre « Amen ». J'ai trouvé la structure du poème « Le rêve du Papillon » si remarquable du point de vue stylistique étant son rythme si cadencé, que j'ai décidé non seulement de donner de la musique à cette œuvre, mais aussi d'en écrire un livre. Maintenant ce livre comprend deux volumes ayant plus de 24,500 mots et plus de 7,500 vers avec un paradigme unique: vers iambiques à six syllabes et rimes croisées ouverte et fermée.

Pourquoi j'appelle cette œuvre La Nouvelle Poésie?

Plusieurs raisons m'ont encouragé à la baptiser La Nouvelle Poésie:

1.      Son paradigme prosodique. Strophe à quatre vers iambiques, avec six syllabes et  rimes croisées, ouvertes et fermées. 

2.      Sa valeur stylistique étant une poésie pleine de métaphores, similis, allitérations, hyperboles, anthropomorphismes, etc.

3.      Sa musique dont je suis aussi l'auteur.

4.      Son objective éducative (didactique). A partir de cette œuvre poétique, des livres de textes (3) ont été conçus visant l'amélioration et la systématisation du français par la poésie et la musique. Le premier livre avec 8 leçons a été déjà écrit.

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